Articles Tagués '« Qui a voté pour qui ? »'

Campagnes de gauche, campagnes de droite

Campagnes de gauche, campagnes de droite

Au soir du 6 mai, François Hollande dominait nettement Nicolas Sarkozy dans les zones urbaines (5,2 points d’écart). En revanche, moins de 6 000 voix séparaient le candidat socialiste de son adversaire dans les cantons ruraux de la France métropolitaine.

Ce faible écart nous invite à explorer les zones de force et de faiblesse des deux candidats pour dresser – avec toute la modestie qui s’impose – un portrait des « campagnes de gauche » et des « campagnes de droite ».

Vague rose sur les DOM-TOM

Vague rose sur les DOM-TOM

Plus que d’une élection, il s’agit d’un plébiscite. C’est en tous cas le terme qui vient à l’esprit quand on regarde les impressionnants pourcentages de voix obtenus par François Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle dans les départements d’outre-mer (à l’exception de Mayotte): 71,4% en Guadeloupe (son meilleur résultat au niveau national), 71,4% à la Réunion, 68,4% à la Martinique, 62% en Guyane (qui avait accordé la majorité à Nicolas Sarkozy en 2007) et 65,3% à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le Front national, avant-garde de la « nouvelle classe ouvrière » ?

Le Front national, avant-garde de la « nouvelle classe ouvrière » ?

Parmi les électeurs de Marine Le Pen lors du 1er tour de l’élection présidentielle, les ouvriers sont ceux qui se sont moins reportés en faveur de Nicolas Sarkozy le 6 mai dernier. Cela traduit l’échec du désormais ex-chef de l’Etat à convaincre ces partisans du « ni droite, ni gauche », nouvelle idéologie d’un Front national qui mêle le social au national, et qui trouve chez une « nouvelle classe ouvrière » l’un de ses plus solides appuis.

L’étrange campagne

L’étrange campagne

Au-delà de son résultat, la campagne qui s’achève fut celle de tous les paradoxes : un taux de participation important mais un faible engouement pour les propositions des uns et des autres ; deux favoris largement en tête au premier tour mais dont aucun n’a pu compter sur un véritable vote d’adhésion ; un débat d’entre-deux-tours suivi par 18 millions de téléspectateurs mais jugé sans impact sur leur vote ; un nouveau président qui remporte le scrutin, sans pourtant susciter l’enthousiasme pendant la campagne. Les Français ont semble-t-il mesuré l’importance de cette élection, sans trouver dans les débats qui l’ont précédée l’écho de leurs préoccupations.