Articles Tagués 'Institutions'

Le Lobbying, renfort de la démocratie ?

Le Lobbying, renfort de la démocratie ?

« L’intérêt général transcende les volontés individuelles ». Depuis le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau, la conception française de l’intérêt général empêche de porter un regard objectif sur l’activité de lobbying. Outre-manche pourtant, les groupes d’intérêts sont depuis longtemps des interlocuteurs légitimes du décideur public. Existe-t-il un tabou français ?

Langues mortes et ressuscitées

Langues mortes et ressuscitées

Langues mortes, patrimoines oubliés et techniques rares tournent aujourd’hui leur regard vers les nouveaux outils numériques. Ils pourraient être les gagnants inattendus de cette révolution culturelle. Sorties de la poussière ou de la confidentialité, nombreuses sont les opportunités offertes par l’outil numérique : Massive Open Online Courses, libre partage, et Open data.

Le sursaut improbable ?

Le sursaut improbable ?

« Nos institutions fondamentales ne sont plus adaptées au rythme des temps nouveaux ». Ainsi s’exprime le Président Coty le 1er janvier 1958 dans son message aux Français. On connaît la suite. Quelques mois plus tard, emportée par la guerre d’Algérie, la Quatrième République s’effondre et le même Coty fait « appel au plus illustre des Français ». De Gaulle instaure la Cinquième République, rétablit l’autorité de l’Etat et met fin à « la tragédie algérienne » (R. Aron).

Le président Morsi et «la main invisible» de l’armée égyptienne

Le président Morsi et «la main invisible» de l’armée égyptienne

L’élection de Mohammed Morsi, le candidat des frères musulmans, marquait déjà un coup dur pour l’armée. Celle-ci avait réussi à travers le Conseil constitutionnel à invalider l’élection législative remportée par les frères juste avant le deuxième tour. Puis Ahmed Chafik, ancien ministre de Moubarak et candidat soutenu officieusement par l’armée, clamait sa victoire juste après la fin du scrutin. Ce scénario marquait la volonté de l’armée de reprendre le contrôle au mépris de toutes les règles démocratiques et des observateurs qui avaient constaté la victoire de Morsi. Une semaine d’intenses tractations et de montée des tensions auront eu raison des velléités des militaires de restaurer l’ancien régime.

Le président égyptien est allé encore plus loin le 12 août 2012 en relevant de ses fonctions Hussein Tantaoui, le chef du Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA), organe de l’armée qui s’était emparé du pouvoir après le renversement de Mubarrak. Cette décision est historique car pour la première fois dans l’histoire de la République égyptienne, le pouvoir civil tente de s’émanciper de l’armée omniprésente dans la vie quotidienne du pays.

Pour un impôt « vraiment » démocratique

Pour un impôt « vraiment » démocratique

Peter Sloterdijk pratique volontiers la provocation -lui préfère parler d’ « exagération »-. Mais il est aussi un des penseurs les plus convaincants de la modernité et ses intuitions se révèlent particulièrement fécondes pour penser le monde qui vient.

Dans son dernier livre, le philosophe allemand interroge l’Etat fiscal, auquel il reproche de fonctionner sur des bases non démocratiques. Il importe selon lui de redonner à l’impôt son caractère de don, pour des raisons de cohésion sociale comme de saine gestion des dépenses publiques.