Pourra-t-on pirater l’être humain ?

« A la demande du premier ministre Edouard Philippe, le mathématicien et député de l’Essonne, Cédric Villani et ses collaborateurs ont produit un rapport de 235 pages intitulé « Donner un sens à l’intelligence artificielle », comme s’il y avait un doute ! ». Pour Christian Lexcellent, professeur émérite à l’École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon, l’IA pourrait ainsi régenter non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours. L’auteur va plus loin encore, prônant l’usage massif des neurotechnologies à l’école afin que demain, nos enfants puissent rivaliser avec les robots.

 

L’intelligence artificielle : définition et bref historique de l’intelligence artificielle. 

 

« L’intelligence artificielle : ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage… ». L’IA c’est également la science de la conception de « machines à faire des choses »qui, lorsqu’elles sont faites par l’homme, nécessitent de l’intelligence. C’est à Alan Turing que l’on doit la première utilisation du concept dans son ouvrage« Computing Machinery and Intelligence ». L’IA soulève des débats fondamentaux, mais elle a également permis des réalisations spectaculaires dans le domaine de la reconnaissance des formes de voix, l’aide à la décision, ou la robotique.

 

Les sciences cognitives : le projet et son développement. 

 

« Dans une optique restrictive, on peut compter parmi elles : l’épistémologie moderne qui s’attache à l’étude critique des fondements et méthodes de la connaissance scientifique et ce, dans une perspective philosophique et historique : la psychologie cognitive, dont l’objet est le traitement et la production de connaissances par le cerveau, ainsi que la psychologie du développement, quand elle étudie la genèse des structures logiques chez l’enfant ». Les sciences cognitives recouvrent aussi le champ de la communication, avec l’étude du langage, de la théorie mathématique, de la communication, ou encore de la sociologie des organisations, qui étudie la diffusion sociale des informations. La reconnaissance des formes ou « pattern recognition » est, avec la reconnaissance du langage, un domaine où l’IA et les réseaux excellent. Aujourd’hui, avec l’aide d’un ordinateur, il est possible de simuler la lecture d’un texte, grâce à un logiciel de reconnaissance de caractères, un lecteur optique et un système de synthèse vocale. Dans le secteur automobile, l’être humain est souvent le centre du problème. Chaque année, 1,2 million de personnes meurent dans des accidents qui sont, dans près de 90% des cas, les conséquences d’erreurs humaines. Et si dans de nombreux cas, remplacer l’humain par l’intelligence artificielle se justifie, des implications éthiques et politiques demeurent : l’innovation ne pourra pas tout résoudre, encore moins nous orienter dans le rapport que nous devrions avoir à elle.  

 

Farid Gueham

 

Pour aller plus loin :

 

-       « Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne », rapport de Cédric Villani, aiforhumanity.fr

-       « Osons améliorer notre cerveau grâce à la science », institutsapiens.fr

-       « IA Apprentissage par renforcement, intuition et raisonnement abductif », usinenouvelle.com

-       « Rapport de situation sur la sécurité́ routière dans le monde », Organisation mondiale de la santé, who.int

 

Photo by Alex Iby on Unsplash

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