Laure Esquieu, 24 ans, 9ème circonscription Paris, Les Républicains

 La Fondapol a écrit à une cinquantaine de jeunes candidats aux élections législatives de juin 2017, choisis aléatoirement, pour leur âge. Nous avons choisi de publier quelques unes des réponses que nous avons reçues:

 

Photo off copieLa jeunesse est-elle un handicap dans le cadre d’une élection ou la moyenne d’âge est aussi élevée ? 

Je ne crois pas que la jeunesse soit un handicap, quel que soit ce que l’on entreprend, parce qu’elle donne suffisamment d’énergie pour surmonter toutes les difficultés. Sur les marchés, en porte-à-porte, les électeurs (même parmi les plus âgés) demandent aux jeunes de s’engager, de prendre la relève. Il ne faut pas opposer à tout prix les classes d’âge, comme les classes sociales d’ailleurs, ou toute autre composante de la société

Est-ce que votre investiture a suscité des tensions au sein de votre parti du fait de votre jeune âge ?

Il y a toujours de petites tensions au moment d’une investiture, qui se dissipent en général assez vite. Il y a pu avoir dans mon cas, du fait de mon jeune âge, quelques questionnements : j’ai pris le temps d’y répondre sérieusement et aujourd’hui j’ai une équipe très emballée par cette dynamique de renouvellement. Certains militants sont même venus à moi en raison de ma jeunesse, qui les motivait à s’engager (parfois pour la 1ère fois), à mes côtés.

Si vous êtes élu(e), n’avez-vous pas peur d’être cantonné(e) aux questions relatives à la jeunesse ?

Il faut savoir s’affirmer sur des sujets qui nous tiennent à cœur. À 25 ans, on a aussi une expérience singulière de la vie et on est forcément plus en phase avec le monde, qui évolue très rapidement. Tous ces éléments apportent, je crois, une valeur ajoutée au débat d’idées.

Pensez-vous que la structure partisane actuelle permettra l’émergence de figures jeunes ?

Depuis quelques temps, il y a une prise de conscience, même au sein des partis traditionnels, de la nécessité de faire émerger de nouvelles têtes. J’en suis la preuve. Cela ne veut pas dire que les jeunes doivent cesser de se battre pour exister et s’exprimer, au contraire.

D’où vient cet engagement politique précoce ?

J’ai toujours eu ce goût de l’engagement, qu’il soit associatif ou politique. J’avais essayé dès l’âge de 17 ans de devenir bénévole au sein d’une grande association (qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion), sans succès puisque j’étais alors encore mineure. J’ai donc réitéré ma demande au lendemain de ma majorité, et suis devenue bénévole pendant près de 2 ans. Aujourd’hui c’est avec la politique que j’espère faire changer les choses.

Pensez-vous que la structure partisane actuelle permettra l’émergence de figures jeunes ?

C’est vrai que les derniers événements, pour le moins inattendus, brouillent un petit peu le champ politique. Il est difficile d’essayer d’y voir clair, même à moyen terme. Il me semble que dans ces moments là, il faut garder son sang froid et rester fidèle à soi-même, sans se travestir pour tenter de plaire ou d’être dans le vent à tout prix.

Laure Esquieu, 24 ans, 9ème circonscription Paris, Les Républicains

Dans cette circonscription, les autres candidats sont :

Yorick BERGER       DVD

Cendrine CHEREIL DE LA RIVIÈRE       DLF

Fanny BENARD       DIV

Benoit CHAZERAND          EXG

Joël EZAOUI DVG

David FLACHER      DIV

Nathalie LAVILLE   ECO

Anne LIMOGE          DIV

Raphaël QNOUCH    FI

Buon TAN      REM

Claire MONOD         ECO

Laurent TRUCHOT   DIV

Franck BONOT         DVG

Benjamin REQUET   DIV

Martin LAGANE       SOC

Élise MAZELLA       RDG

Chrystelle PELLEGRINO    DIV

Bernard SOK DVD

Florence BEDAGUE EXG

Laure ESQUIEU       LR

Elisabeth STIBBE      UDI

Boris DOUCHIN       DIV

Jean-Noël AQUA      COM

Corinne BERTHAUD           FN

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