Tous les articles de Élisabeth de Castex

Une amélioration morale des humains grâce aux neuro-technologies ?

Une amélioration morale des humains grâce aux neuro-technologies ?

Il s’agirait de modifier les traits moraux des individus, par exemple développer l’empathie ou à l’inverse atténuer la volonté de domination, par des moyens chimiques tels que l’ocytocine, une modulation de la sérotonine ou par des appareils de stimulation cérébrale. La volonté d’un usage social des neuro-technologies se retrouve fréquemment chez les auteurs transhumanistes ou proches de ce courant de pensée. Ces pratiques reviendraient à modifier le comportement et, à ce titre, suscitent évidemment beaucoup de controverses. Défendue par l’Association Française Transhumaniste, AFT, l’amélioration morale est aussi théorisée depuis plusieurs années par les chercheurs du Oxford Uehiro Centre for Practical Ethics, notamment son directeur Julian Savulescu.

L’ampleur du « tourisme » médical

L’ampleur du « tourisme » médical

Certes le mot “tourisme“ ne reflète pas clairement les pratiques en question, le recours à des interventions médicales effectuées à l’étranger. Patients with passeports, un livre de I. Glenn Cohen, professeur de droit à l’université de Harvard, a pour objet ce “tourisme médical”. En près de 500 pages, l’auteur dresse un panorama très complet de la question, les pratiques ainsi que les enjeux juridiques et éthiques. Les motivations pour ce “tourisme médical” sont liées en grande majorité à la souplesse de certaines réglementations étrangères et à des coûts réduits.