Articles Tagués 'Rhétorique'

De la nouvelle rhétorique à la logique juridique

De la nouvelle rhétorique à la logique juridique

Sous la direction de Benoit Frydman et de Michel Meyer, Chaïm Perelman (1912-2012), De la nouvelle rhétorique à la logique juridique, Paris, Presses universitaires de France, 2012, 291 pages.

Un ouvrage très savant et manquant d’unité mais qui invite à éprouver l’apport décisif de Chaïm Perelman dans la redécouverte actuelle de la rhétorique comme stratégie d’argumentation où se donne à voir l’ensemble des références intellectuelles, éthiques et juridiques d’une époque.

Aux racines du populisme

Aux racines du populisme

Ouvrage recensé : Alexandre Dorna, Faut-il avoir peur de l’homme providentiel ?, éditions Bréal, 2012, 175 pages.

Dans Faut-il avoir peur de l’homme providentiel ?, Alexandre Dorna analyse en profondeur les racines et les modes d’expression du populisme. S’ils se réclament de l’égalité et de la justice, l’idéologie et le discours populistes contiendraient en germe des dérives autoritaires. Le type de pouvoir qu’ils réclament serait en effet celui d’un « homme providentiel » qui s’adresse directement au peuple, et à cette fin s’affranchit des élites politiques intermédiaires. Or, sans contre-pouvoir, rien ne garantit que le tribun ne s’arrogera pas le droit de confisquer ce pouvoir nouvellement acquis. L’ouvrage d’Alexandre Dorna propose sur ce sujet une analyse innovante en ces temps propices à repenser la politique.

C’était mieux avant…

C’était mieux avant…

« Qualis artifex pereo » (« Quel artiste va périr avec moi »). C’est à ces mots de Suétone que pense le lecteur de Lucien Jerphagnon, décédé il y a tout juste un an, en découvrant cette édition posthume. de C’était mieux avant… Suivi du petit livre des citations latines . Ces deux livres rassemblés en un seul ouvrage marquent par la pertinence du propos, instructif sans être jamais pédant. L’écrivain-philosophe, par la grâce de son style, sait rendre vivantes des textes devenues soit des expressions figées soit des ornements poussiéreux. On ne peut qu’être conquis.