Articles Tagués 'cinéma'

De l’usage irraisonné du gros plan

De l’usage irraisonné du gros plan

L’activité de critique cinématographique se réduit dans son immense majorité à commenter de quelques lignes le scénario d’un film, son « message » si l’on en perçoit un et, éventuellement, la qualité du jeu des acteurs. Selon ces critères très pauvres, très peu artistiques, Deux jours, une nuit, des frères Dardenne, est un bon film (Prix spécial du jury à Cannes). Les commentateurs moutonniers acclament : une dénonciation de la dureté et la vie en entreprise[1] (critère n°1 : scénario) et une interprétation honorable – ce qui est vrai – de Marion Cotillard se battant pour préserver son emploi (critère n°2 : jeu des acteurs).

Cinecittà World : Le parc d’attractions en hommage au cinéma italien

Cinecittà World : Le parc d’attractions en hommage au cinéma italien

Plutôt péplum ou Bollywood ? Western ou gangsters ? Guerre des étoiles ou bataille sous-marine ? A Cinecittà World, on peut être tout cela à la fois. Aux portes de Rome, sur le site des anciens studios du producteur Dino de Laurentiis (surnommés Dinocittà), ouvrira à la mi-juillet un parc d’attractions tout entier dédié au cinéma. Un concept inédit où le visiteur devient lui-même acteur sur d’inattendus plateaux de tournage. Nous ne pouvons en dire plus sous peine de trahir un vœu de silence…

« Pompéi » : du péplum catastrophe au film catastrophique

« Pompéi » : du péplum catastrophe au film catastrophique

2014 s’annonce comme une année faste pour le péplum, avec pas moins que six films qui vont sortir sur les écrans. Cette nouvelle vague de films sur l’Antiquité sera-t-elle l’occasion enfin de rétablir la réputation d’un genre souvent décrié ou le verra-t-on définitivement dégradé au niveau du « spin-off » du jeu vidéo ? Une première indication nous est offerte par le Pompéi de Paul W.S. Anderson, avec l’idole de Game of Thrones Kit Harington dans son premier rôle au cinéma.

L’industrie du cinéma en France : thèse, antithèse, synthèse.

L’industrie du cinéma en France : thèse, antithèse, synthèse.

La gestation d’un film est un processus coûteux : sur la dernière décennie, seul un film sur cinq a coûté moins d’1 million d’euros, un quart entre 1 et 2,5 millions d’euros, un autre quart entre 2,5 et 5,5 millions d’euros, et une minorité (5%) a nécessité un budget supérieur à 15 millions d’euros. À titre de comparaison, Laurent Vallet, directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), rappelle qu’ « avec 20.000 euros, dans la musique, vous produisez, voire distribuez un album ».