Partir ou rester: le nouveau choix français?

Leprogrèscnous

Partir ou rester: le nouveau choix français?

Pouvez-vous décrire rapidement votre projet?

Mon intervention porte sur l’émigration française, et en particulier celle des jeunes. Notre débat national sur la politique migratoire occulte cette question en se crispant sur l’immigration. Pourtant, de plus en plus de Français quittent notre pays pour s’installer dans un autre. La prise en compte de cette dimension me semble indispensable.

L’accélération des échanges mondiaux depuis une vingtaine d’années s’est accompagnée d’une intensification de la concurrence entre les pays de l’OCDE. Cette concurrence porte de plus en plus sur les « travailleurs du savoir », ce qui engendre de nouveaux flux migratoires intra-OCDE. Cette dimension doit contraindre les pays industrialisés à se soucier de l’émigration tout autant que de l’immigration.

Quel itinéraire vous y a conduit? 

Mon intervention s’inscrit dans le prolongement de mes travaux pour la Fondation pour l’innovation politique.  Mon stage de fin d’études à la Fondapol a précédé la rédaction d’une note sur le sujet, toujours en cours d’écriture à cet instant. Ce sujet m’est apparu central au vu des nombreux articles de presse traitant de l’expatriation française. Eu égard à mon âge, je suis également particulièrement sensible aux difficultés que rencontrent beaucoup de jeunes diplômés, malgré des études de qualité. De nombreux amis vivent à l’étranger, d’autres vont suivre. Et la frontière entre choix résolu et contraint est bien poreuse… Mes recherches ont ensuite confirmé mon impression : l’émigration française existe et s’accélère. Ce sujet doit donc être débattu.

En quoi vous parait-il illustrer le thème du progrès, tel que vous le comprenez? 

Le progrès réside dans une nouvelle approche du débat sur les questions migratoires en France.

Notre focale « immigrationniste » implique un débat sur le sujet biaisé car incomplet. Établir une politique migratoire efficace pour notre nation nécessite une prise en considération globale du problème, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui.

 

Julien Gonzalez

Il y a un commentaire

  1. Corbel

    Migrations, immigrés…ou exilés?
    Le médecin bulgare qui exerce en Auvergne, le BTS électro mécanique français qui exerce en Pologne, l’entrepreneur en bâtiment espagnol qui exerce en France, le biologiste grec en Allemagne. Le Marocain, Ivoirien survivants aux passeurs et aux tempêtes qui tente de gagner de l’argent à Barbès.
    Ce sont tous des exilés, pas des migrants volontaires.
    Pour ce qui est des têtes françaises, c’est tout bénef pour les pays d’accueil.
    L’état français paie (encore) les études et, à l’étranger, on récupère les dividendes.
    La dictature européenne nous impose le tourisme, les maisons de retraites, quelques accessoires économiques.
    L’Allemagne produit pour tous les autres.
    Il suffit, comme dans toute thèse partiale, d’oublier que pour produire, il faut vendre, pour vendre, il faut des clients, pour être client, il faut avoir des revenus.
    Les têtes françaises ont migrée mais « ailleurs » aussi, les clients sont de plus en plus rares et les têtes sont en sur nombre.
    Dans une compétition, il y a beaucoup de perdants et un seul gagnant.

Qu'en pensez-vous?