L’islam n’est pas ce que vous croyez

21.05.2011John L. Esposito, The Future of Islam, Oxford University Press, 2010

La lecture du dernier ouvrage de John Esposito devrait rassurer ceux qui redoutent que la vague de révolutions populaires et démocratiques dans les pays arabes ouvre la voie aux islamistes. L’auteur s’oppose à l’idée d’un inéluctable « choc des civilisations » et des religions.

S’appuyant sur sa grande connaissance des auteurs musulmans contemporains et sur des études d’opinion menées auprès de musulmans dans le monde entier[1], John Esposito s’emploie en effet à déconstruire les préjugés à l’encontre de l’islam et des musulmans.

Un message d’une salutaire simplicité

Le message est simple. Mais cette simplicité a quelque chose de salutaire. John Esposito affirme  d’abord que l’islam est une religion comme les autres. Une religion en mouvement permanent, en évolution constante. L’universitaire américain observe tout aussi simplement que les musulmans sont des individus comme les autres. Le développement économique et de la démocratie sont tout autant leur affaire que celle des fidèles d’autres confessions.

Un islam pluriel

L’ouvrage commence par le rappel de certaines données. Comme les autres religions, l’islam est pluriel. C’est d’abord une religion asiatique, puisque les Arabes ne représentent que 20 % des musulmans. L’islam se divise, on le sait, entre sunnisme, chiisme et kharidjisme. Mais au-delà de ces grandes tendances, les communautés musulmanes ont évidemment développé des pratiques originales selon les espaces et les époques.

L’islamisme fait partie de ce paysage, mais reste très marginal. A titre d’exemple, 93% des musulmans condamnent les attentats du 11 septembre 2001. John Esposito est dans le vrai quand il note que l’islamisme, cette idéologie violente et figée, n’est pas l’islam.

Il faut par exemple insister sur l’existence de nombreux « réformateurs » qui cherchent à penser l’islam dans le monde contemporain. Tous ont en commun de distinguer entre des éléments de l’islam qui sont permanents -car issus de la Révélation divine- et d’autres qui procèdent d’une interprétation historique (le fiqh, la jurisprudence) et peuvent, à ce titre, faire l’objet d’une réactualisation.

L’islam en débats

Esposito donne trois exemples de débats qui parcourent l’islam d’aujourd’hui : ils portent sur l’apostasie, les attentats suicides et les droits des femmes.

L’apostasie, d’abord. Des intellectuels musulmans et réformateurs se sont prononcés sur la possibilité, pour un musulman, d’abandonner cette religion et d’en adopter une autre. L’Indonésien Nurcholish Madjid aimait à rappeler à cet égard que la peine de mort n’a aucun fondement coranique. Quant à Sheikh Ali Gomaa, grand mufti d’Egypte, il reconnaît à chacun, sans ambiguïté, le droit de choisir  religion.

Le débat est plus vif sur la question des attentats suicides. Le très influent Yusuf Al-Qaradawi condamne les attentats du 11 septembre 2001, mais justifie les attaques qui visent Israël. Le grand mufti d’Arabie Saoudite et l’imam de la Grande mosquée de La Mecque les rejettent. Enfin, le théologien britannique Timothy Winter considère pour sa part que cette violence-là n’est qu’un décalque de celle de l’Occident.

En France, la question des droits des femmes et leur acceptation par l’islam se pose d’une manière plus aiguë. Esposito entend démontrer plus généralement dans son livre que de nombreux malentendus planent sur ce sujet. Il rappelle que les femmes bénéficient de droits importants dans de nombreux pays musulmans et, ce qui est plus significatif, que les intellectuels musulmans réfléchissent beaucoup à ces questions.

Les personnalités de femmes comme Heba Raouf, Amina Wadud -première femme à diriger la prière du vendredi, non sans débat- ou Farhat Hashmi, illustrent cette réalité de la place des femmes dans l’islam. Au reste, environ 90% des Turcs et une proportion égale de Libanais pensent que les hommes et les femmes doivent avoir les mêmes droits. Seuls 55% des Marocains partageraient en revanche cette opinion, ce qui contrarie bien des idées reçues…

Des affirmations parfois hâtives

Esposito présente ces débats mais se garde bien de les interpréter. Le simple rappel de ce fait -il y a débat- lui suffit. Or, le lecteur regrettera qu’il ne s’attarde pas plus sur des prises de position politiques, plutôt que religieuses, de Tariq Ramadan qu’il connait bien[2]. Il ne revient pas non plus sur les débats autour du Conseil européen pour la recherche et sur la fatwa de Qaradawi, encore récemment mis en cause par l’imam de Drancy[3].

L’auteur montre certes que l’islam n’ignore pas les débats, loin de là ; il souligne aussi le rôle fondamental qu’y jouent les musulmans européens et américains. Il dénonce à raison l’image dégradée de l’islam dans certains secteurs des opinions publiques occidentales. Mais on ne peut en revanche le suivre lorsqu’il écrit que l’islamophobie serait le « nouvel anti-sémitisme ».

Créer les conditions d’une meilleure compréhension entre musulmans et non musulmans

A l’ignorance s’ajouteraient, selon John Esposito, deux raisons qui expliquent l’incompréhension entre le « monde musulman » et l’Occident.

Sur le Vieux continent, les populations de confession musulmane subiraient une citoyenneté de « seconde zone ». Elles seraient tenues à l’écart de la société. John Esposito souligne d’ailleurs l’opposition qui existerait entre une situation européenne, particulièrement négative à cet égard, et la situation américaine. Outre-Atlantique, l’islam se distinguerait par son caractère ethniquement diversifié, sa population plus éduquée et plus jeune et une représentation politique meilleure qu’en Europe[4].

Quant au mauvais contexte international, il tiendrait à l’ambivalence supposée de la politique étrangère occidentale. A quelques exceptions près, les musulmans ne croient pas que les Etats-Unis soient sincères, par exemple, dans leur volonté d’étendre la démocratie… alors que l’immense majorité d’entre eux y aspire ! L’appui inconditionnel à Israël et le soutien à des dictatures sclérosées, comme autrefois en Egypte, seraient en cause.

L’analyse est stimulante, mais rien n’oblige à la partager. John Esposito encourage la voie que Barak Obama semble dessiner à l’égard des pays arabes : celle d’un soutien résolu aux sociétés civiles des pays musulmans ; celle du dialogue entre les différentes religions, les régimes politiques et les sociétés, au risque de verser parfois dans le « wishful thinking ». Le message de ce livre est donc résolument optimiste. Faut-il le regretter ?

Erwan Le Noan

Notes


[1] Certaines données étaient déjà parues dans John L. Esposito, Dalia Mogahed, Who Speaks for Islam, Gallup Press, 2007.

[2]   Voir par exemple Tariq Ramadan, Peut-on vivre avec l’Islam, Favre, 2004

[3]   Voir Hassan Chalghoumi, Pour l’islam de France, Le Cherche midi, 2010

[4]   La proportion de musulmans au Congrès est équivalente à leur part dans la population américaine.

 

Crédit photo, Flickr:  Arian Zwegers

Il y a 6 commentaires

  1. Alciator

    SI, l’islam est bien ce que « vous croyez ».

    Votre article le montre bien nous avons en islam une difficulté majeure:

    -distinguer islam sociologique, pluriel où tout est possible, et islam théologique, où les réformateurs (au sens occidental; les salafistes à la suite des imams Abdu et Reza du XIXe siècle sont issus d’une réforme au sens protestant du terme) sont en butte à des résistances liées à la logique internes. (Coran incréé, principe des versets abrogeants, chaîne de crédébilité des hadiths -avec la place prise par un malade comme Boukhari).

    Ce livre est peut-être intéressant. Mais si je me fie à votre fiche de lecture, il ne change en rien les craintes légitimes des non-musulmans à son égard.

    En effet, le problème principal résiste à l’optimisme de votre titre: les plus progressistes des théologiens ne sont pas suivis par l’islam sociologique. Dans les faits direz-vous, oui, mais comme référence morale, non. Ce point est d’importance capitale: il faut aider les musulmans à préférer les représentants d’un islam réel et moderne aux représentants de l’islam légitimé par l’histoire.

    Cela suppose du cas par cas. Et une très fine connaissance de l’islam sociologique, comme de l’islam théologique. Cela suppose surtout de perdre l’illusion qu’en restant passifs, « cela ira de soi ». Regarder béats la révolution tunisienne; gloser sur le progressisme malais, c’est attendrissant. Refuser d’y voir les sourdes luttes intestines est naïf.

    Pour résumer: distinguer entre islam sociologique et théologique doit éviter de condamner la majorité au nom d’une pratique minoritaire.
    Mais cette distinction ne doit pas occulter le rapport de forces inversement proportionnel au nombre au sein de l’islam sociologique.
    Si la mort de Mohamed Arkoun n’a pas suscité de tristesse publique, alors que toute intervention de Tariq Ramadan mobilise l’affect des foules, c’est que même les musulmans réalisant l’aggiornamento à titre individuel continuent à accorder aux orthodoxes religieux une primauté morale.

    La parabole par Qaradawi: écouté dans tout le monde musulman, on peut se rassurer de voir que ses propos antisémites, djihadistes (prendre Rome, rien de moins) misogynes ne sont pas suivis à hauteur de son prestige.
    Inversement, on peut s’alarmer que ses propos ne soient condamnés que par des libres-penseurs qui s’attirent alors l’opprobre des foules.

    Cet situation schizophrénique de l’islam, soulignée en son temps par Levi-Strauss, toujours en équilibre sur un fil, est source d’une instabilité permanente.

  2. le conseillé

    @Alciator
    je lis des versets du coran, regarde ce qu’il en est dans la sunna, rapporté par Boukhari (que vous traitez de façon non fondée et aussi idiote que vous ne paraissez l’être donc, cet homme n’a fait que vérifier l’authenticité des hadiths, où est le mal? la folie?), et avec tout cela l’on peut affirmer des choses, comme en contredire. Mais hélas, beaucoup de musulmans ne suivent pas le chemin de pensé du prophète Mohammed, ce qui amène automatiquement à des pratiques non musulmanes d’origine.

    Pour analyser l’islam il ne faut pas analyser les musulmans, il faut analyser le coran et la sunna (le rapport des haddith par Boukhari qui en apporte les authentiques, eux mêmes hiérarchisés du plus sûr au moins sûr)

    quand je regarde l’URSS et l’aristocratie qu’il y avait, je ne trouve pas que l’URSS correspondait à la pratique de l’idéologie communiste, pas vraiment

    ne faites donc pas l’erreur avec les musulmans. Les musulmans sont des humains qui vivent dans un espace-temps, imprégnés de traditions, d’habitus qui sont propres à leur région et leur temps.

    ne manquez pas d’esprit critique, même quand vous analyser l’islam.

    l’islam ce n’est pas les musulmans, même si les musulmans disent pratiquer la religion (d’ailleurs ont peut voir beaucoup de chrétiens qui se disent chrétiens mais qui ne feront jamais preuve d’altruisme, est-ce pour autant que le christianisme ne prônera pas l’altruisme?)

    on ne parle pas quand on ne sait pas, au risque de vous décevoir. Vous pouvez avoir des conséquences dramatiques sur aucunes bases solides si ce n’est l’étude sur le musulman voisin qui ne pratiquera pas parfaitement l’islam (ce qui est tout à fait concevable, le contraire est rare)

    ceci doit aussi vous poser un souci de conscience, de morale: l’homme qui est dans le vrai à certainement plus de connaissance que celui qui est dans le faux, enrichissez votre esprit de connaissances, ensuite venez discuter de l’islam si l’envie vous en vient, mais n’oubliez pas qu’il ne faut pas griller les étapes, soit lire le coran, s’informer sur la sunna, puis ensuite prendre des position tout en pouvant s’appuyer sur les multiples savants qui hélas se contredisent parfois (des savants se contredisent, ce qui signifie que vous qui n’avez pas assez de connaissances devez rester humble…)

    bon courage
    amicalement

  3. Jean-Pierre

    Toutes les religions sont soumise à trois pesanteurs:
    1/ le radicalisme existe en chacune, plus ou moins jugulé selon les époques et les groupes,
    2/ les clercs de toutes religions tendent à maintenir les femmes en état de subordination plus forte que les hommes. Les évolutions sont lentes vers l’égalité ; il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
    3/ la recherche d’un pouvoir politique ressort du besoin de sécurité. Ce pouvoir politique revêt div erses formes, mais est toujours présent.

    Le sens de l’évolution semble aujourd’hui, y compris en terres d’Islam, être à la sécularisation, c’est à dire au retour du religieux contre l’emprise des religions. L’Islam est engagé sur cette longue voie, il y aura d’inévitables retours en arrière, mais la sagesse l’emportera.

  4. Alciator

    Le conseillé,

    je suis surpris. M’avez vous bien lu? Avez-vous essayé de me comprendre, comme vous me conseillez de comprendre l’islam?

    quelques réponses.

    1- Boukhari. Vous êtes vexé que je le traite de grand malade. Bien. Je devrais rectifier: ceux qui le prennent aujourd’hui à la lettre sont de grands malades. Si vous me suivez sur ce point, le point de la contextualisation non seulement théologique mais aussi sociologique et historique des hadiths, nous pourrions commencer une discussion.

    2- Boukhari, encore. Pour vous, quelle est la valeur de l’isnad? La chaine de transmission valide-t-elle le fond de ce qu’elle transmet, ou la chaine de transmission valide la précision de ce qu’elle transmet?

    ce point est d’importance.
    Je pourrais vous dire qu’hier, 361 naissances ont eu lieu. Je pourrais aussi vous fournir un rapport certifiant que 361 naissances ont eu lieu.
    La deuxième possibilité assure une meilleure validité de l’information que je vous transmet. La première, une moindre validité.
    La qualité de la transmission ne préjuge pas de la qualité du fond.

    Le rapport avec les hadiths. Leur classification est-elle pour vous une hiérarchisation du contenu des messages qu’ils apportent, ou simplement une hiérarchisation de la qualité formelle sans préjuger du contenu?

    Exemple pratique: hier, Abdel Moneim Abouel Fotouh (Frères Musulmans, Egypte) a réinterprété personnellement les hadith de Boukhari sur l’apostasie. Prenant en contre-pied son chef spirituel Qaradawi. Sa conclusion: l’apostasie est licite, et rien ne doit pouvoir l’empêcher.

    3. Cette brève remarque pour vous nier le droit à me traiter d’ignorant. Je n’apprécie guère, et je revendique le droit, en connaissance de cause, d’avoir des avis tranchés, y compris si il vous déplaisent. Autrement, de vous ou de moi il y a une personne de trop, et vous vous imaginez bien que cela ne favorise pas la paix.

    4. Vous me demandez de ne pas juger l’islam sur les comportements des musulmans. Vous devriez en être heureux: c’est pour cela que je distingue islam sociologique d’islam théologique. Je suis parfaitement d’accord avec vous sur ce point précis.

    5. En revanche, si l’objet de votre remarque est de nier les liens organiques entre l’islam vécu et l’islam théorisé, nous ne serons pas d’accord. Si je m’avance sur ce que vous pensez, j’affirme que nous sommes d’accord pour estimer qu’il n’y a pas de musulman parfait, de musulman incarnant entièrement l’islam. Autrement, me suivez-vous encore? Dieu ne se serait pas donné la peine de nous éprouver.
    Mais est-il alors impossible de juger l’arbre à ses fruits? Voudriez-vous que nous prenions toujours comme précaution oratoire, avant de critiquer l’islam, que nous ne nous prononçons pas sur ce que Dieu a voulu nous enseigner, mais plutôt sur ce que nous nous imaginons qu’il a voulu nous enseigner?
    Cette démarche est très séduisante, elle est très ismaélite. Le sens « caché » du Coran, et les différents niveaux de conscience etcc…

    Mais cette impossibilité de se prononcer sur l’objet théologique devrait également enjoindre au silence tous les savants (sens arabe): qui sont-ils pour nous conseiller? La durée, le degré de complexité de leur étude est-il gage de qualité? Je vous donne une image: dans la résolution d’un problème mathématique, ce n’est pas toujours le calcul le plus compliqué qui apporte la meilleure réponse.

    Deuxième objection: dans une société plurielle, ou non seulement nous trouvons d’autres religions, mais aussi des sans-religion; plus encore, dans une société sécularisée, tout ceci perds son sens.
    Je m’explique: dans une société sécularisée, les arguments que nous nous échangeons, pour être recevables par-delà nos différences, doivent être portés sans l’autorité de Dieu ou du sacré.
    Toute votre foi, toute votre dévotion n’est pas un argument pour quelqu’un d’une autre religion. Encore moins pour quelqu’un sans religion.

    Or, pour eux il devient inconcevable que vous nous disiez qu’il y a un islam indépendant des musulmans. Un islam qui ne serait as corrompu par la pratique. Pour un non religieux, cet islam là n’existe pas pour la simple raison qu’il n’existe que dans l’ordre du divin. Par définition, il ne peut pas l’accepter.
    Dans un espace public pluraliste, vous ne pouvez pas demander aux autres de postuler cet islam théologique d’essence divine. Il n’existe qu’un ensemble de textes, de logiques internes à ces textes, et de pratiques.

    Si je me place dans la discussion en tant que croyant, je suis d’accord avec vous. Mais le propre d’une discussion publique est de ne pas reconnaitre de statut spécial au croyant plutôt qu’à un non-croyant. Et dans une société sécularisée, par défaut c’est le débat sans divin et sans sacré qui est valide. Vous pouvez le déplorer, mais dans ce cas vous serez bien embêté de constater que je ne le déplore pas.

    6. De ceci je veux vous dire: je n’ai pas à rester humble vis-à vis des savants (sens arabe). Tout simplement parce que mon propos n’est pas de parler en tant que personne réfléchissant dans une position interne à l’islam, où mon opinion serait relative aux opinions d’autres personnes plus « savantes » (qui en est juge? ici aussi j’aurais aimé ouvrir une large parenthèse). Mon propos est de parler d’islam dans une société où sa dimension transcendantale ne regarde que les musulmans; alors que les discussions, opinions, prises de positions et actes de ses fidèles, quel que soit leur pratique, peuvent être l’objet de mes remarques en ce qu’ils font partie de la même société que moi et tous les autres, une société pluraliste et sécularisée.

    7. Je vous remercie pour votre amitié. Et prend bonne note de votre conseil, que, vous vous en douterez maintenant, j’ai entrepris de suivre depuis déjà longtemps. Mais votre conseil est incomplet: j’y ajoute la capacité à exprimer mon opinion y compris à l’aide de ma raison, de ma culture, de ma foi. Juger l’islam, sociologique ou théologique, par le seul moyen de l’islam, accordez-moi que cela convient pour un musulman.
    Pour un non-musulman, cela n’a aucun sens.
    Laissez-moi libre de juger de tout cela par des éléments extérieurs. Bien sûr, vous pourriez me rétorquer (et il me semble que vous l’avez déjà fait) que je n’en ai alors aucune légitimité.
    Je suis navré, mais j’en ai une: nous vivons dans le même monde.

    Bonne soirée.

  5. Pascal Hilout, né Mohamed

    Et moi qui croyais connaître l’islam après avoir fréquenté l’école coranique dès l’âge de cinq ans, moi qui ai vu ma mère voilée intégralement pendant les années 60 et 70, moi qui ai milité contre le voile à l’école et présenté un plaidoyer contre le voile intégral devant la commission parlementaire, je constate que j’ai tout faux : l’islam n’est donc pas à tout jamais soumission inscrite dans le corps, l’espace et le temps.

    J’ai proposé il y a cinq ans aux musulmans de prier la tête haute, les yeux tournés vers le Ciel afin de changer d’ère et je crois que Esposito intègre tous les mouvements, même les plus contestataires pour les soumettre à l’islam.

    Chassez la soumission à coup de pied dans le derrière, Esposito vous la fait revenir sous un déguisement moderne et attrayant.

    Degré -20 de la pensée critique !

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