Tous les articles de Vincent Feré

La faute aux primaires ?

La faute aux primaires ?

l est devenu de bon ton de dénoncer les primaires comme facteur de radicalisation de l’opinion : la gauche a choisi Hamon plutôt que Valls, la droite a choisi Fillon plutôt que Juppé ; au grand dam de certains commentateurs le scrutin présidentiel n’opposera pas un candidat du centre gauche à un candidat du centre droit et le mécanisme des primaires en serait responsable. Mais par chance et par une de ces ruses de la raison dont l’histoire a le secret, il ouvrirait finalement la voie de l’Elysée à celui qui a eu la prudence de ne pas y participer, Emmanuel Macron, candidat du centre gauche et du centre droit, rempart contre le Front national et agent d’une recomposition politique prélude à une grande réconciliation nationale. Tout serait donc bien qui finit bien, comme dans les contes pour enfants.

Une histoire, des mémoires

Une histoire, des mémoires

Selon le leader d’En Marche « il n’y aurait pas d’histoire française, il y aurait une histoire en France », faite de la juxtaposition des histoires des groupes sociaux qui la constituent et il est loisible à un candidat à la présidence de la République d’instrumentaliser l’une d’entre elles à des fins politiques ou électoralistes. Ce faisant Emmanuel Macron mélange histoire et mémoire. Car s’il y a une histoire de France, celle-ci peut effectivement faire l’objet de constructions mémorielles multiples. Et les Français feraient mieux d’apprendre leur histoire commune s’ils ne veulent pas que la France se dissolve dans les querelles de mémoire.

Révolution et homme providentiel : le cas Macron

Révolution et homme providentiel : le cas Macron

Dans un contexte politique troublé les pronostics vont bon train sur les chances d’Emmanuel Macron d’être le prochain président de la République. Les uns affirment que le candidat d’En Marche devra bien un jour lever certaines ambiguïtés et du coup perdre une partie de ses soutiens, les autres au contraire prétendent que le succès de Benoît Hamon aux primaires de la gauche éclaircit son horizon.

Primaires ouvertes et partis politiques : la nouvelle donne

Primaires ouvertes et partis politiques : la nouvelle donne

Au moment où s’ouvre la campagne des primaires de la gauche, on peut toutefois affirmer sans risque que l’élection présidentielle de 2017 a d’ores et déjà consacré l’institutionnalisation des primaires ouvertes, un changement majeur qui relativise le rôle des partis politiques, même s’ils en sont les organisateurs. Ce mode de désignation du candidat à la présidentielle n’a toutefois pas les mêmes conséquences immédiates à droite et à gauche.